vendredi 3 décembre 2021
19:30

L'ECLAIR

Organisateur : La Boule Noire & Pedro Booking

15.80 €

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L’Éclair naît en 2015 à Londres sous la forme d’un projet instrumental et cosmique. En voyage linguistique, Stefan Lilov (guitare) et Sébastien Bui (claviers), enregistrent quelques démos dans une chambre d’hôtel. À leur retour à Genève, ils sont rejoints par Yavor Lilov (batterie), Elie Ghersinu (basse), Alain Sandri (percussions, claviers) et Quentin Pilet (bongos). Le style caractéristique de l’Éclair mêlant grooves implacables et harmonies volantes prend alors forme.

 

Le premier album du groupe, Cruise Control sort en 2017. Ce premier effort remarqué leur permet de sortir des murs de Genève. Écumant les salles suisses, ils s’insèrent dans le renouveau psychédélique et groove qui secoue le monde entier. Fin 2017, L’Éclair enregistre Polymood aux Pays-Bas avec l’ingénieur du son Jasper Geluk (Jacco Gardner, Altin Gün, Allah-Las). Le disque sort sur le label New Yorkais Beyond Beyond Is Beyond.

 

Les tournées s’enchaînent (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Allemagne, Danemark, Italie, Espagne, France, …) et partout L’Éclair fait danser les foules. Le groupe s’ajoute au line up des festivals suisses les plus prisés (Montreux Jazz, Paléo, Kilbi) tout comme de grands événements européens : Trans Musicales de Rennes, l’Eurosonic ou le Copenhagen Jazz Festival. Malgré́ un planning chargé, L’Éclair trouve le temps de sortir sur le label Les Disques Bongo Joe un troisième album en 2019, Sauropoda, suivi d’un 7’’ collaboratif avec leurs amis du Mauskovic Dance Band. Le ton de la musique devient de plus en plus électronique tout en demeurant profondément organique, essayant de répliquer l’esprit de transe que le groupe installe dans ses concerts.

 

Entre 2019 et début 2020, L’Éclair continue d’enchainer les dates en Europe mais aussi aux États-Unis dans le cadre d’un projet collaboratif avec le musicien californien Frank Maston. Le groupe ouvre notamment pour The Cinematic Orchestra à l’O2 Brixton Academy à Londres. Durant l’été 2020 paraît l’EP Noshtta, qui mélange les saveurs familières de L’Éclair avec un avant-goût de la direction artistique qui suivra. 

 

Confusions

Mis en congé forcé par une certaine pandémie mondiale, L’Éclair se lance à corps perdu dans l’enregistrement d’un nouvel album. Jusqu’ici, les sessions studios étaient très courtes. Ne dépassant jamais quelques jours, l’idée était de réaliser des projets très proches de l’esprit des concerts, enregistrés live sur bandes. Cette fois, le groupe a pris le temps. En quatre sessions étalées sur neuf mois avec leur ingénieur du son et manager Benoît Erard, la fine équipe s’est donné les moyens de réaliser un album à la production plus réfléchie. Le temps et le recul ont permis au groupe d’aller plus loin dans l’arrangement et les structures des morceaux tout en offrant un album conséquent : 12 morceaux et près d’une heure de musique. Cette façon de procéder a beaucoup influencé la musique, qui est à la fois plus variée mais surtout plus précise.

 

Le résultat de ce travail de longue haleine s’appelle Confusions. Ce projet traduit l’obsession du groupe pour le groove sous toutes ses formes. Alliant sonorités club, grooves psychédéliques, frénésies rythmiques et longues respirations ambient, l’album offre une perspective sur la versatilité du groupe tout gardant une cohérence globale. Organique mais produit, dansant et éthéré, impulsif et cérébral, mélancolique et rayonnant, Confusions vacille entre plusieurs ambiances sans jamais se disperser. Les figures tutélaires du groupe ne sont jamais loin : CAN, Tangerine Dream, Piero Umiliani. Mais au long du projet on découvre d’autres influences : anglaises d’abord allant du Madchester de la fin des années 1980 aux expérimentations d’Aphex Twin ou de Boards of Canada mais également plus hip-hop avec une approche de la composition proche du sampling des génies Madlib, J Dilla, MF Doom ou même Timbaland. Finalement, des touches de house et de dub parachèvent le tout comme pour rappeler les attaches club et sound system du groupe.

 

L’album s’ouvre sur P+R, un morceau à mi-chemin entre le New-York de Liquid Liquid et un concert de CAN à Détroit. Comme Timbacrack ou Clubless, ce morceau pensé comme un banger psychédélique donne le ton de l’album : l’aspect moderne mais organique, synthétique mais vivant, est un des piliers de l’identité sonique du groupe. Verso tout comme Whirlwind rappellent sans problème les sonorités library cher au groupe. Cinématographique, groovy mais également nerveux, ces morceaux tissent la trame narrative de l’album tout en rythme et en tension. Pièce centrale de l’œuvre, Cosmologies, morceau fleuve allant d’un trap rock angoissant à un kraut rock spirituel en passant par une section presque new age et néo-classique, témoigne de la volonté de fusion de l’album tout en évitant l’écueil du fourre-tout. Concorde et ses synthés tantôt G-Funk ou boogie touchent des sonorités plus hip hop tout en gardant le morceau dans l’esprit cinématographique cher au groupe. Le disque comprend également des moments plus souterrains et expérimentaux, comme Transmission I Étoile et Pangea, ainsi que des instants de flottements éthérés tels que Uscita et Transmission II. Malgré les divers univers évoqués au cours du disque, la permanence du rythme et la cohésion sonique font office de fil rouge.

 

Confusions est attendu le 12 novembre 2021 sur Les Disques Bongo Joe.

 

 INFOS PRATIQUES 

- Passeport sanitaire exigé pour accéder à la salle

- Port du masque obligatoire dans l'enceinte de la salle

- Merci de veiller au respect des gestes barrières

 

- bar ouvert